Repartir de zéro dans un autre pays avec Maxime Blanchard

Ils ont décidé de partir vivre leur rêve à l’étranger. Meilleur salaire, envie d’ailleurs, ces sportifs se sont laissés tenter pour une carrière plus exotique. Il est intéressant alors de prolonger la réflexion et de voir comment se passe l’arrêt d’une carrière sportive au delà des frontières de l’hexagone.

Maxime Blanchard a aujourd’hui 31 ans. Ce Normand de naissance a décidé de traverser la manche pour venir s’installer et continuer sa carrière de footballeur professionnel en Grande Bretagne. Il s’initie d’abord en troisième division en Angleterre, avant de tenter l’aventure en Irlande pendant deux ans. Il refait une escale en Angleterre avant de mettre un terme à sa carrière. Maxime n’a pas choisi l’Angleterre par hasard. En effet, ce nouveau pays est la promesse de structures plus séduisantes et d’une médiatisation amplifiée : « L’Angleterre c’est un peu le berceau du football. Il y a plus d’ambiance, plus de pression, c’est beaucoup plus challengeant. C’était mon objectif donc quand j’ai eu l’opportunité d’y aller, je l’ai saisie.»

Mais la pression médiatique apparaît rapidement, son entraîneur n’hésite pas à lui faire comprendre qu’un « gars plus costaud que lui » aurait eu plus fière allure à sa place. Il est étonné de voir à quel point ici tout va plus vite. À son grand étonnement, les jeunes joueurs gagnent déjà beaucoup d’argent. Un rythme de vie à 200 à l’heure qui peut s’écrouler du jour au lendemain : « En France tu peux avoir une carrière avec un peu moins de risques, mais qui dit moins de risques dit moins de possibilités aussi. En Angleterre, tout va plus vite dans le bon comme dans le mauvais sens ».

Cette sur-médiatisation le dégoûtéa petit à petit de sa pratique ; le côté « humain » et même « équipe » que le sport devrait en théorie fournir, il ne parvient pas à le trouver : « j’aurais aimé travailler avec des gens qui me donnent l’envie de me dépasser et qui me ressemblent. Quand ce n’est pas le cas, au bout d’un moment c’est fatiguant. »

Maxime Blanchard prend alors la lourde décision de mettre un terme définitif à sa carrière. Mais pas de retour en arrière drastique pour lui, il se plaît à Dublin, la dernière ville où il a tapé dans un ballon rond. Un endroit qui lui offrira une opportunité de reconversion, ce qu’il n’aurait pas aussi facilement trouvé en France assure-t-il : « Dublin offrait l’opportunité de se réorienter et de se reconvertir dans autre chose juste avec des qualités de langue et de la motivation. Je travaille aujourd’hui pour une boite de tech. Je pense qu’en France ça aurait été beaucoup plus difficile. Il y a une plus grande ouverture d’esprit ici mais c’est aussi plus facile de se faire virer. Une fois que t’as réussi à prouver tes capacités, c’est tout bon ».

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