Eugénie : la révélation électro-pop essonnienne

Originaire d’Essonne, Eugénie est la nouvelle chanteuse qui va faire chavirer vos oreilles en 2017. D’abord passé par le télé-crochet Popstar, aujourd’hui, elle signe avec Universal et sort son single : Puis danse. Essonne Info vous la fait découvrir.

 

Eugénie, 22 ans, est une nouvelle artiste très prometteuse. Elle est originaire d’Essonne, d’abord de Forges-les-Bains, puis de Dourdan. Considérée par de nombreux journaux comme la « sensation électro-pop de 2017 » ou « l’artiste à suivre cette année », elle a conquis le public avec son premier single : Puis danseEssonne Info est parti à la rencontre de cette jeune auteure-compositrice-interprète.

Il est 14h, dans les studios d’Universal, à Paris. Nous rencontrons Eugénie, assise sur le canapé du bureau de son attaché de presse. Elle nous accueille avec simplicité et le sourire. Elle revient sur ses débuts dans la musique, et la sortie de son nouveau single, Puis danse.

 

Essonne Info : Quand la musique est-elle entrée dans votre vie ?

Eugénie : Depuis toujours. Je me souviens que ma mère m’avait inscrite à l’éveil musical avec ma sœur. J’étais très réceptive, donc elle a poursuivi en m’inscrivant au conservatoire. Mais je n’y suis pas restée longtemps (rires), parce qu’il y avait ce côté un peu trop rigide. Moi, je suis très autodidacte, j’aime bien être libre de mes choix artistiques. Vers 13 ans, je composais déjà mes chansons, et la guitare et le piano sont arrivés assez naturellement. Un jour, j’ai décidé que je voulais en faire mon métier : mais avant que cela se concrétise, il s’est passé plein de choses. J’ai d’abord fait une prépa d’art appliqué. Je savais que je voulais faire quelque chose d’artistique, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Ensuite, j’ai fait un BTS de communication avant de me lancer réellement dans le chant.

Il est dur pour certains parents que leur fille abandonne les études pour leur passion. Qu’en ont-ils pensé ? 

Mes parents me soutiennent énormément. Au début, cela a été difficile pour eux de se dire que je ne ferais pas d’études comme tout le monde. Du côté de ma mère, je savais qu’il n’y allait pas avoir trop de souci, étant elle-même artiste-peintre. Mon père, lui, était un peu plus réservé, mais il m’a toujours soutenu dans mes choix. Comme la chanson me rend vraiment heureuse, ils me suivent à 100%.

Vous avez participé à Popstar en 2013, diffusé sur D8, que retenez-vous de cette aventure ?

C’est une amie à moi qui m’a inscrite. Au début, je croyais que c’était fini comme émission (rires). J’ai passé différentes étapes du jeu sans me prendre la tête, et je me suis retrouvée en finale. Mais je n’étais pas du tout là pour gagner. C’était il y a 3 ans et demi, j’étais jeune et cela a été pour moi un premier pas dans le monde de la musique. J’ai rencontré plein de personnes que je n’aurais jamais pu rencontrer ailleurs : nous venions tous de partout en France, donc nous avions des âges et des catégories sociales parfois très différentes. C’était vraiment une expérience formidable et riche socialement. Artistiquement, cela est autre chose : ils te dirigent un peu, vu que c’est une émission, mais on apprend en ce comparant aux autres. C’est un véritable tremplin médiatique et un accélérateur de vie : nous sommes obligés de grandir dans ce contexte. Nous pensons à 10 000 choses en même temps, nous prenons vite conscience que ce que l’on dit est pris au pied de la lettre, puis ils te font penser à des choses auxquelles tu ne t’étais jamais posé de question. Par exemple, ils te demandent de « chanter à la Eugénie », mais je ne savais même pas que j’avais réellement une façon personnelle de chanter (rires).

Pensez-vous que Popstar a permis de vous révéler au public ? 

Cela m’a permis de me rendre compte que le chant était vraiment fait pour moi, et que je voulais en faire mon métier. Maintenant, je pense que ce qui m’a révélé est ma page Facebook. Je l’ai débuté en novembre 2015, et je postais des covers (des reprises de chansons) assez régulièrement. Cela a pris rapidement, et plus cela allait, plus les vues montaient et les gens s’abonnaient. C’est à la suite de cela que des labels, dont Universal, m’ont contacté. Les réseaux sociaux, où je partageais des choses, m’a permis de créer un premier contact avec le public avant même de montrer ce que je faisais moi-même. S’il n’y avait pas eu ça, je n’aurais surement pas signé en maison de disques, car ils n’auraient pas vu l’engouement autour de mes vidéos.

 

Eugénie-chanteuse

En parlant de votre maison de disques, pourquoi avoir choisi Universal ?

D’abord, c’est attirant car on se dit : « c’est Universal quand même ». Mais au-delà de la grosseur de la maison de disques, ils étaient en accord avec mes propositions. J’ai donc signé dans un label d’Universal : Panthéon, c’est un sous-label de Mercury qui s’occupe des jeunes artistes électro. Avant cela, je suis allée trouver mon manager et co-auteur, Chad. Je lui ai présenté quelque chose de complétement expérimental que j’avais composé sur mon téléphone. Il a bien aimé et m’a présenté à une équipe en studio : Yaacov et Meïr Salah, deux frères devenus mes producteurs et mes co-compositeurs… À partir de cela, le projet s’est mis en route et là, je crée mon album.

Vous avez beaucoup été comparé à des artistes comme Christine and The Queens, Kygo, Tal ou encore Major Lazer. Comment définirez-vous votre style ? 

Je sais qu’il y a pas mal de comparaison qui fusent dans tous les sens. Moi, je fais ma musique, et je ne pense pas dans quel style je suis. Mais il est vrai que je suis inspirée par l’électro et la pop : donc je dirais électro-pop. Maintenant, j’ai des influences qui me viennent de partout, car j’écoute de tout. C’est un vrai mélange d’influences.

Vous venez de sortir votre single, Puis danse. Comment cette chanson est-elle née ? 

Elle est venue d’un coup. D’abord, j’avais l’habitude d’écrire en anglais, mais là, je voulais absolument me lancer en français parce que c’est plus direct. C’était très intéressant d’essayer en français, car ça ne s’était encore jamais fait jusqu’ici. Donc en parlant avec mon manager, qui co-écrit avec moi, je lui ai dit que je voulais écrire sur la confiance en soi. Quand j’étais jeune, on me coupait souvent la parole, et donc j’avais du mal à m’exprimer. Donc je suis arrivée en studio avec le squelette de ma chanson, que j’avais composé sur mon téléphone. Avec les garçons, à un moment, nous avons pris ma voix et nous l’avons découpée : ce qui fait les « coupures » du refrain. Cette idée était géniale car elle illustrait parfaitement le fait qu’on me coupait la parole. Je suis donc revenue voir Chad avec le refrain, et nous avons fini les couplets ensemble.

À part le côté direct, pourquoi avoir choisi d’écrire en français maintenant ? Vous pensez que cela touche plus de personnes ? 

Les Français écoutent beaucoup de chanson en anglais, surtout qui viennent d’Amérique, donc je ne pense pas forcément que cela touche plus le public. Mais en temps qu’artiste, lorsqu’on parle dans sa langue natale, c’est un gage de sincérité. Derrière l’anglais, on peut se cacher, car certaines personnes ne vont pas comprendre. Le Français oblige à être précis dans les mots, et donc l’émotion est plus forte.

Puis danse parle de confiance en soi. Maintenant que vous êtes sur le devant de la scène, où est passée votre timidité ? 

C’est drôle, mais je crois que j’avais besoin de la musique pour tout exprimer, et me sentir enfin libérée. Sur scène, je me sens vraiment moi-même, c’est le seul moment où je me sens vraiment à l’aise. Je croyais que je l’étais dans la vie de tous les jours, et que, justement, sur scène, j’allais être timide, car beaucoup de personnes me regardent et attendent de moi que je fasse quelque chose de bien. Mais finalement, je suis dans ma bulle, et je suis bien. En plus, cette bulle peut être grande, c’est-à-dire que si le public arrive à entrer dans mon univers, je suis aux anges. Et pour l’instant, tout se passe très bien, les gens sont réceptifs.

Quels sont vos futurs projets ?

L’album est bientôt terminé, et un EP sortira d’ici le printemps. Il y aura donc quelques titres dévoilés bientôt. Je ne peux pas en dire plus parce que j’ai hâte de créer la surprise, de voir ce que les gens reçoivent de mes nouvelles chansons. Je ne sais pas comment ils vont réagir, donc je n’ai pas envie de leur en dire trop, pour ne pas spoiler. Mais ce que je peux dire, c’est que ce sera en français, avec un peu d’anglais. Le style sera toujours dans la veine électro-pop, mais il y aura beaucoup plus de chansons atmosphériques, plus d’ambiance, plus posée. J’espère donc conquérir les personnes qui n’avait pas aimé le côté « boom boom » et peut être, trop produit, de Puis danse. On verra bien.

Des concerts sont à prévoir ?

En ce moment, je prépare le live. Je me place sur quelques premières parties pour « m’entraîner », et voir la réaction du public en direct. Je suis toute seule sur scène pour l’instant, avec mes deux Pad et mon clavier, et je fais le show. Donc la scène est à venir, mais rien est concrètement prévu pour le moment.

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