« Depuis que j’ai 6 ans je rêve de ce monde »

Victor Hernandez ou Reckless. Ce jeune Bordelais de 17 ans ne manque pas d’ambition. Dj, mais aussi Fondateur de l’Association Compagnie Jeune Talent et de la Radio Jeune Talent, il travaille d’arrache-pied pour faire découvrir des artistes encore peu connus à ses auditeurs.  

 

Pourquoi créer une radio à votre âge ?

Tout d’abord, je suis DJ et depuis que j’ai 6 ans je rêve de ce monde. Malheureusement je trouve très difficile de se faire connaître et de toucher au milieu très fermé de la musique. Marre d’attendre, à 15 ans, j’ai créé l’association Compagnie Jeune Talent, et la radio qui l’accompagne. Ainsi, depuis octobre 2014, je suis pleinement dans le milieu musical : enregistrement d’albums, tournage de clips, interviews, concerts ou lives. Tout est mis en œuvre pour aider les jeunes artistes, bourrés de talent. Nous avons travaillé avec Choukri, la 33ème école, The keeniz, Jorlyze et tant d’autres. Et chaque vendredi de 20h50 à 22h je me régale au micro quand j’anime.

 

Ce n’est pas trop difficile de se faire entendre quand on a votre âge ?

Je dois avouer qu’au début les personnes de la mairie de Bordeaux me prenaient de haut quand j’avais rendez-vous, avec eux, parce que j’avais 15 ans. Mais maintenant j’en ai bientôt 18, et ils sont impressionnés de voir ce que j’ai réussi à faire en seulement 3 ans. Même si cela reste exclusivement Bordelais pour le moment, on arrive à planifier des concerts dans l’une des plus grandes salles de Bordeaux : le Krakatoa. Par exemple, le 20 février, on y organise la 1ère édition de l’Urban Live Jeune Talent, beaucoup de monde est attendu ! Mais le plus difficile à mon âge n’est pas de se faire entendre mais d’arriver à maintenir le rythme soutenu. Je travaille seul, et donc je suis obligé de commencer mes journées à 7h00 et de finir à 1h00 du matin. Je m’occupe de l’organisation, la communication, la recherche d’artiste et prépare toutes les émissions. Concilier études et musique est compliqué mais quand l’envie et la motivation sont là, tout se passe très bien. Et je peux tout de même compter sur mon père pour le côté administratif.

 

Vous commencez à être connu à Bordeaux, et sur les médias sociaux, cela est-il dû l’émission que vous avez faite ?

Il est vrai que Talent Street Kids, diffusé sur France O, m’a ouvert certaines portes. Désormais j’ai un sponsor, un relais sur Paris et une exposition médiatique plus étendue. De plus, faire une émission comme celle-ci, c’est juste une expérience incroyable et des sensations inconnues. Au niveau du jugement, comme Joey Starr parlait souvent en premier, il influençait les commentaires du reste du jury. Mais ce qu’il pense est sans importance, car le soir de la diffusion, c’est sur Twitter que j’ai réellement vu que ma musique plaisait. Que des commentaires positifs, et ça, c’est une réelle satisfaction pour moi. Et je dirai même que c’est le principal.

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour les années à venir ?

J’espère que ma radio va s’agrandir, et que les projets aussi vont prendre de l’ampleur.

 

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