Briser sa malédiction

Samir Ait Saïd devient tristement célèbre après son effroyable accident, lors des Jeux Olympique de Rio, cet été. Une image forte qui a ému le monde entier. Toujours sourire, le gymnaste retouche enfin aux anneaux et penses déjà aux futures compétitions, et à son rêve : la médaille olympique.

 

L’image forte des Jeux Olympique de Rio, est sans aucun doute la fracture impressionnante du sportif Antibois, Samir Ait Saïd, à l’ouverture de la compétition, lors de la qualification au saut de cheval. Une mauvaise réception, et le rêve se brise. Plus qu’une double fracture tibia-péroné, c’est son espoir de médaille olympique qui se casse en deux, et dès son saut, le gymnaste le sait : « Sur la table (de saut), mes pieds passent trop sur le côté et quand je tourne, je suis un peu désaxé. Et quand tout le poids du corps, additionné à la vitesse de course plus la hauteur du saut, retombe sur une jambe… Ce n’était pas possible, ça a pété. Donc il y a une explication ». Le Français, toujours lucide, garde néanmoins le sourire : peut être parce que ce n’est pas la première fois qu’il vit une telle désillusion ? En effet, en 2012, le sort s’est aussi acharné contre lui, juste avant les Jeux Olympique de Londres. Cette fois une triple fracture du plancher tibial, de la jambe droite. De quoi en dégouter plus d’un, mais lui reste toujours fixé sur ses objectifs, avec une bonne humeur et un courage sans faille « En 2012, j’ai fait la jambe droite et en 2016, la gauche. Il ne peut plus rien m’arriver ».

 

Certains décrivent ses accidents comme une malédiction olympique, mais pour le jeune athlète de 30 ans, c’est une motivation supplémentaire afin d’aller décrocher une médaille à Tokyo en 2020. Un rêve toujours intact, comme si rien n’avait pu l’endommager. Une volonté de fer, qui lui permet après seulement 3 mois de rééducation, de pouvoir retoucher à ses anneaux, sa discipline préférée. Normalement en convalescence pendant 6 mois, le sportif d’origine Kabyle, n’a qu’une seule hâte : reprendre les entrainements et la compétition. Il voit déjà sa participation au championnat européen en avril prochain : « Je vais tout faire pour y parvenir, mais je dois y aller étape par étape ». Pas de précipitation pour Samir Ait Saïd, qui s’entraîne studieusement minimum deux heures par jour à l’INSEP, avec son kinésithérapeute. Il n’est pas peu fier de pouvoir enfin marcher sans béquille, et même reconduire. Une indépendance et une autonomie qui lui avait manqué, se retrouvant obligé de se faire « trimballer » partout par ses proches.

 

Un esprit tricolore, et une envie grandissante de pouvoir enfin décrocher cette médaille olympique tant attendue. Un rêve de tout une vie, auquel il s’entraîne depuis son plus jeune âge en entrant dans le Pôle Espoir à Antibes, dès ses 11 ans. Nouvel objectif : Tokyo 2020. Une unique chance, où il veut « écrire une belle fin ».

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